Le Service Civique et Militaire pour Tous : un instrument de rassemblement et d’intégration face à la crise.

19 avril 2017 | Étude

Le Service Civique et Militaire pour Tous : un instrument de rassemblement et d’intégration de la jeunesse face à la crise.

Les attentats de 2015-2016 ont réveillé le désir d’engagement des Français. En quelques mois, le nombre de volontaires proposant leurs services auprès de l’Agence du Service Civique et des Réserves militaires et citoyennes a augmenté considérablement. Les pouvoirs publics se sont efforcés de répondre à cette attente nouvelle. Les budgets à disposition de l’Agence du Service Civique, ainsi que ceux de la Réserve citoyenne et opérationnelle, ont été accrus substantiellement. Le Service Militaire Volontaire a été institué, et les réserves ont été réorganisées à travers une nouvelle structure de coordination, la Garde Nationale.

Ce désir d’engagement a ouvert de nouvelles perspectives politiques et sociales, au point de constituer un enjeu important de l’élection présidentielle de 2017. Mais faut-il aller plus loin? Doit-on envisager d’étendre les mécanismes en place, ou, au contraire, de refondre ces mécanismes à travers un dispositif harmonisé? Par ailleurs, avons-nous les moyens de nos ambitions, surtout s’il s’agit de rendre le service civique et militaire universel, et à terme obligatoire pour chaque jeune Français ?

Cette étude propose une analyse des efforts menés depuis la fin de la conscription en 1996 pour développer le volontariat civique et militaire en France. Elle met en évidence les limites d’un dispositif fragmenté, incohérent et surtout excluant pour un grand nombre de jeunes. Ces limites justifient la nécessité de basculer d’une logique d’expérimentation vers une approche systématique et harmonisée.

Ainsi, les auteurs de cette étude formulent des propositions en faveur d’un Service Civique et Militaire pour Tous reposant sur un tronc commun d’expériences de vivre ensemble, et des modules personnalisés. Ils montrent comment relier les différents acteurs impliqués dans la formation et l’insertion des jeunes, et utiliser les financements existants pour supporter la généralisation du SPT. Ils proposent enfin une estimation précise du coût d’un tel dispositif, évalué de 4.5 milliards d’euros (pour une demi-classe d’âge) à 9 milliards d’euros (pour une classe d’âge entière).

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